dimanche 27 novembre 2016

Guillaume Perret & The Electric Epic @ Palác Akropolis, samedi 26 novembre 2016

Sur la scène plongée dans le noir, Guillaume Perret s'avance seul, une simple source de lumière venant du pavillon de son saxophone pour tout point de repère. A l'aide d'une batterie de pédales d'effet et de samplers, il construit progressivement un tourbillon de sons à partir de son seul instrument. Une ligne de basse, des cliquetis pour servir de soutient percussif, un millefeuille mélodique qui crée une atmosphère dense. Il sonne comme dix et pourtant pour ce premier morceau ses complices attendent en coulisse. Le public manifeste avec bruit son enthousiasme, et ça va durer tout le concert. A juste titre.

Rejoint par Cyril Moulas à la guitare, Linley Marthe à la basse et Yoann Serra à la batterie, le saxophoniste savoyard nous emmène dans son univers où se mêlent jazz, rock, électro, ambient, funk, dub et pop. Un grand fourre-tout ? Plutôt une boîte à outils, dont le groupe se serre pour créer une atmosphère changeante, volontiers orageuse, faite de sourds grondements et de soudains éclairs. A chaque morceau son univers, souvent puissant, parfois lancinant, toujours prenant. L'aspect visuel est très travaillé, avec un jeu de lumières qui joue sur les contrastes, avec toujours cette iode qui éclaire de l'intérieur son instrument et dont l'intensité varie en fonction du son. S'il vient du jazz, Guillaume Perret emprunte les codes du concert pop-rock pour une fusion personnelle très réussie. Ses lignes mélodiques nous emportent loin, évoquant des parfums d'orient (un morceau aux teintes masadiennes - on sait qu'il avait été question qu'il enregistre un volume du Book of Angels avant que le projet n'avorte) ou le tezeta, ce blues des hauts plateaux éthiopiens. De la formation originelle d'Electric Epic, seul Yoann Serra accompagne toujours le leader. Mais les nouveaux venus se fondent avec délice dans l'univers électrique de Perret. Il n'y a qu'à entendre ce solo dévastateur de Liley Marthe vers la fin du concert, pour comprendre la communion d'esprit qui anime ces musiciens. Plus qu'une succession de morceaux, Guillaume Perret arrive ainsi à créer une sorte de puissant continuum qui prend sa vraie dimension dans la durée, convoquant la transe grâce à une science évidente des rythmes répétitifs - entre source ancestrale et développements technologiques contemporains.

Je ne sais dans quelle mesure le public praguois connaissait le saxophoniste avant le concert (la belle salle art déco était quand même bien remplie), mais il a indéniablement su le conquérir vues les réactions particulièrement enthousiastes qu'il a suscité tout au long. Et ce n'est évidemment pas moi qui me plaindrais que la scène jazz hexagonale arrive à exporter (avec l'appui de l'Institut Français local) ses jeunes talents de la sorte.

samedi 26 novembre 2016

Wim Vandekeybus - In Spite of Wishing and Wanting @ Divadlo Archa, vendredi 25 novembre 2016

Le chorégraphe flamand sait créer des images fortes. Cette reprise d'une pièce de 1999 (sur une musique de David Byrne), et même "re-création" est-il précisé dans le programme (je ne saurais toutefois dire s'il y a eu des changements significatifs au-delà des danseurs), illustre parfaitement la force visuelle dont est capable Win Vandekeybus. Sa pièce mêle des moments de danse à couper le souffle, des passages théâtraux complètement loufoques et la projection de deux courts métrages inspirés de nouvelles de Julio Cortazar qui font écho à ce qui se déroule sur scène. Avec un casting uniquement masculin (onze danseurs plus une courte apparition du chorégraphe à la fin), Vandekeybus développe un propos où s'entremêlent rêves éveillés, somnambulisme torturé, caprices enfantins, réveil en sursaut et mimétisme animalier. Lors de la première scène, les danseurs trottent ainsi sur le plateau, semblables à des chevaux alors que l'un d'entre eux essaie de les dresser cravache à la main. Vers la fin, c'est un incroyable vol en groupe d'hommes-oiseaux qui impressionne autant par la puissance athlétique qu'il dégage que par la fragile poésie qu'il évoque. Entre les deux, ils voudront tour à tour être ou avoir une éponge, un chameau, une panthère noire ou un singe. Expression d'un désir primal de retour à l'état de nature ou amusement enfantin face à d'autres formes de vie, le propos est suffisamment ouvert pour que chacun puisse l'interpréter à son gré.

La construction du spectacle n'est pas là pour expliciter un quelconque "message" qu'il faudrait absolument transmettre au spectateur. On est plutôt face à un jeu de correspondances, d'images en miroir qui créent autant de connexion visuelles qu'elles déroutent celui qui y cherche une "explication". Les deux projections d'un film, tourné en italien et aux forts relents felliniens, permettent ainsi de retrouver des éléments de décor aperçus sur scène auparavant tout en ajoutant une dimension fantastique au récit, entre vendeur de cris et tête décapitée qui continue à parler après avoir prononcé ses derniers mots. Italien, anglais, français, les danseurs racontent leurs souhaits et leurs volontés dans un tourbillon de langues qui résonne avec la confrontation des corps. Semblant parfois inspirée par des mouvements d'art martiaux - magnifiques passages où les danseurs portent juste une longue jupe et s'empoignent, où ils se jettent tourbillonnant dans les bras de deux autres - on retrouve la dimension très athlétique de la danse de Vandekeybus. Cela n'empêche pas des moments de grande poésie comme lorsque la lumière s'éteint et que les danseurs se passent de main en main des petites ampoules qui éclairent juste furtivement une partie de leurs mouvements. Sans doute le plus beau moment du spectacle.

Le sommeil est très présent tout au long de la pièce. Les danseurs dorment, debout ou allongés, se réveillent brusquement pris de peur, tremblent ou crient, se rassurent ou au contraire s'inquiètent les uns les autres. Il y a comme une ambiance de dortoir parfois, où l'irrationalité de l'esprit de groupe semble dominer les individus. Ainsi, l'un d'entre eux explique qu'il ne dort pas pour éviter de rêver. L'impossibilité de maîtriser ses désirs, l'attirance pour l'animalité, la confrontation verbale qui devient physique entrent en résonance avec des dysfonctionnements sans doute éternels de toute société humaine. Mais il ne s'agit pas ici de juger, plutôt de transfigurer par la grâce du mouvement. Ce que le chorégraphe réussit parfaitement, laissant des images très fortes dans la tête du spectateur.

mardi 8 novembre 2016

Omer Avital Quintet @ Divadlo U Hasičů, lundi 7 novembre 2016

Du contrebassiste israélien Omer Avital, je connaissais un disque, son premier, enregistré il y a déjà quinze ans sur Fresh Sound New Talent (Think With Your Heart, 2001). Il se distinguait de la masse des productions du label espagnol, spécialisé dans la documentation de jeunes musiciens new-yorkais, autant par la qualité orchestrale du large ensemble réuni par le contrebassiste (neuf musiciens) que par son attachement aux mélodies du vaste monde. Et pourtant, malgré cette réussite inaugurale, je n'avais pas vraiment suivi les productions d'Omer Avital depuis. Son passage par le "théâtre des pompiers" de Prague était donc l'occasion de voir ce que donne sa musique aujourd'hui.

Il se présente à la tête d'un quintet à deux saxophones, tenus par Alexander Levin (tenor) et Asaf Yuria (tenor et soprano). La musique du groupe est un mélange de jazz post-coltranien, volontiers soulful et spirituel, comme une descendance croisée d'Horace Silver et de Pharoah Sanders, et de rythmes issus de différentes traditions extra-occidentales. Au fil du concert on a ainsi l'impression de se trouver successivement en Afrique du Sud, au Maroc ou au Proche-Orient, mais toujours avec un liant explicitement jazz, nourri de la fréquentation des clubs new-yorkais. C'est une musique qui prend tout son sens en concert tellement elle est faite pour entraîner le corps autant que l'esprit. Omer Avital danse d'ailleurs littéralement avec sa contrebasse-partenaire. Et les deux saxophonistes lui emboitent le pas en entremêlant leurs discours, jouant des possibilités du canon quand ils sont tous les deux au tenor, ou appuyant sur les contrastes quand soprano et tenor se répondent.

Si les musiciens prennent quelques solos, c'est surtout par le son d'ensemble particulièrement lyrique qu'il dégage dans les passages a tutti que le groupe brille. Le pianiste Eden Ladin est discret mais efficace, gorgeant ses interventions aussi bien au piano qu'au rhodes d'un esprit soul hérité des grandes heures du hard bop, avec quelques effets romantiques de-ci de-là. L'ensemble sonne ainsi comme un syncrétisme musical assez typique de la scène jazz israélienne, très attaché à la mélodie, au lyrisme et aux réalités rythmiques diverses d'une société diasporique ; tout en maintenant un lien évident avec le présent du jazz new-yorkais. Et, par dessus tout, leur musique communique une joie simple mais persistante, ce qui n'est pas si aisé à procurer.

lundi 7 novembre 2016

John Zorn's Bagatelles @ Porgy & Bess, samedi 5 novembre 2016

Quelques semaines après avoir découvert les Bagatelles de John Zorn lors du concert de Brian Marsella, Trevor Dunn et Tyshawn Sorey au Stone, le passage du saxophoniste et de quelques uns des musiciens qui gravitent autour de lui par l'élégant club viennois - archi-comble pour l'occasion - me donnait l'opportunité de mieux cerner ce nouveau corpus de près de 300 compositions. Cinq formations - dont trois parmi mes préférées de l'univers zornien - se sont ainsi succédées sur la scène du Porgy & Bess, chacune jouant une demie-heure, soit entre trois et six Bagatelles, selon les développements qu'elles y apportaient.

Masada Quartet

La soirée démarre très fort, avec LE quartet qui donc, pour l'occasion, ne joue pas du Masada. Même si ce n'est pas une première puisque le groupe avait à l'origine été assemblé par Zorn pour enregistrer une musique de film à l'été 1993, dans une veine proche d'Ascenseur pour l'échafaud qui n'avait rien à voir avec ce qui allait suivre, c'est quand même une vraie curiosité d'entendre le quartet sur un autre répertoire. On retrouve bien entendu la qualité dans l'interplay développée par ces musiciens depuis plus de vingt ans, une section rythmique capable de chanter la mélodie comme personne, des soufflants époustouflants de précision dans leurs effets et quelques marques de fabrique propre à l'écriture de Zorn, mais ce qui ressort avant tout c'est la grande fraîcheur de la musique. Comme la sensation de découvrir quelque chose de vraiment nouveau par un des groupes qu'on a le plus écouté... génial ! Le premier morceau commence sur les chapeaux de roue, très dynamique, avec un Dave Douglas tranchant, rutilant, qui répond du tac-o-tac aux attaques acides de l'alto de Zorn. Cette première approche confirme l'impression laissée par le concert du Stone d'une musique extrêmement virtuose, nourrie de jazz - peut-être plus que jamais chez Zorn - qui illustre tout ce qui relie le quartet aux expérimentations de la free music des 60s. Le deuxième morceau est au contraire l'occasion d'infirmer un aspect que laissait envisager le concert du Stone : non, toutes les Bagatelles ne font pas appel à un rythme enlevé. C'est au contraire une superbe ballade, qui fait une large place à la science des couleurs dont est capable Joey Baron à la batterie, qui se développe. Du coup, pour que personne ne soit en reste, c'est un Greg Cohen en majesté qui prend un long solo lors du troisième et ultime morceau, faisant chanter sa contrebasse comme seul peut-être Charlie Haden en était capable. Le fantôme d'Ornette flotte plus que jamais dans l'air, et cette prestation s'apparente ainsi à une déclaration d'amour aux grandes heures du jazz libre.

Gyan Riley & Julian Lage

Changement radical d'ambiance, avec un délicat duo de guitares acoustiques pour enchaîner. Je ne connaissais de Gyan Riley (fils de Terry) qu'un disque au croisement des genres sur lequel il dialogue avec Iva Bittova et Evan Ziporyn. Quant à Julian Lage, si son nom ne m'est pas inconnu, je n'avais jusque là jamais eu l'occasion de l'écouter. C'est donc vierge de quasiment toute référence que j'attendais leur dialogue. Et, plus qu'un dialogue, c'est quasiment un discours amoureux que leur musique évoque. Il y a, tout d'abord, leur joie de jouer évidente et communicative : regards attentifs, sourires échangés face à la surprise glissée par l'autre, corps qui ondulent autour de l'instrument (surtout chez Julian Lage, particulièrement expressif). Et puis cette impression de phrases qui se répondent, s'emmêlent, s'interrompent pour laisser la parole à l'autre, pour ne plus finalement ne faire qu'une. Leur prestation apporte un regard très différent sur ces Bagatelles. Même si on reconnaît l'écriture de Zorn, ils l'emmènent vers un élégant mélange de musique contemporaine, de jazz et de folklore imaginaire qui dégage beaucoup de fraîcheur. Excellente idée de leur confier ces compositions. Et un contrepoint bienvenu, pour changer de décor, après l'excellence du quartet.

Nova Express Quartet

Je notais lors du concert au Stone que ce qui se rapprochait le plus des Bagatelles dans l'oeuvre de Zorn jusqu'ici était sans doute ce qu'il avait écrit pour le Nova Express Quartet, soit John Medeski au piano, Kenny Wollesen au vibraphone, Trevor Dunn à la basse et Joey Baron à la batterie. Ce n'est donc pas une surprise que cela fonctionne très très bien avec ce groupe. Peut-être le sommet d'une soirée pourtant riche d'un bout à l'autre. Le premier morceau développe une sorte de space jazz onirique, entre Sun Ra et MJQ, coloré et voyageur. Kenny Wollesen brille particulièrement, rendant léger et virevoltant son vibraphone. Après une ballade délicate, le troisième morceau est l'occasion d'une démonstration de groove avec un John Medeski digne des plus belles heures de MMW, hommage évident au soul jazz de la fin des 60s documenté par de nombreux disques Blue Note. Et que dire de Joey Baron sur le même morceau, funky en diable. Sur le morceau suivant, Medeski a des accents churchy, et confirme que les Bagatelles sont avant tout une déclaration d'amour à l'histoire du jazz. La musique de ce groupe est du genre à faire rugir de plaisir tellement elle est contagieuse, généreuse et dynamique. Grand moment.

Sylvie Courvoisier & Mark Feldman

Ce qui suit, dans un genre radicalement différent, n'est pas en reste cependant. On retrouve avec plaisir le duo piano-violon qui avait fait des merveilles sur le répertoire de Masada (mon volume préféré du Book of Angels). Comme pour le Masada Quartet en ouverture de concert, je fais face à une formation que j'ai beaucoup écoutée, et pourtant ils arrivent à ne sonner ni comme quand ils jouent leurs propres compositions, ni comme sur celles du Book of Angels. Sylvie Courvoisier joue presque uniquement des touches du piano (pas, ou peu, préparé). Mark Feldman musarde dans des ambiances qui ne ressemblent pas à ces habituelles escapades. Peut-être moins de mélancolie. La musique surgit là aussi assez joyeuse, voire rieuse par moment. Comme pour le duo de guitares un peu plus tôt, on est face à une délicate conversation amoureuse, vive et joueuse. Un régal.

Trigger

La dernière formation au programme est un jeune power trio comme Zorn les affectionne. Will Greene (g), Simon Hanes (b) et Aaron Edgcomb (dms) sont des nouveaux venus dans la galaxie zornienne (ils ont la vingtaine), mais bizarrement ce sont sans doute eux qui présentent la musique la plus référencée, la moins surprenante de la soirée. Ils jouent vite et fort, et du coup ça ressemble beaucoup à d'autres power groups jouant du Zorn. On perçoit moins la nouveauté sous leurs coups de boutoir, certes efficaces, mais attendus. Alors, si on se laisse prendre à hocher la tête en rythme, si on se régale des dérapages contrôlés propres au breaks zorniens, on se dit que finalement c'est quand elle surgit au sein de formations déjà très écoutées que la fraîcheur des Bagatelles prend tout son sens.

Craig Taborn

En guise de rappel, un invité surprise (pas annoncé au programme) se joint à la fête. Le pianiste joue deux Bagatelles, tout d'abord une ballade en apesanteur, délicate et brumeuse, proche de l'esthétique de son disque en solo chez ECM paru il y a quelques années. Superbe rencontre de deux univers singuliers au coeur du jazz créatif d'aujourd'hui. Puis un morceau aux angles plus abrupts, construction cubiste qui accentue les changements de dynamique. Point d'orgue et point final d'une superbe soirée, dans le contexte intime d'un club (certes de belle dimension, mais qui permet une réelle proximité avec les musiciens), dont le souvenir nous accompagnera à n'en pas douter longtemps. Prochaine étape, en avril à la Philharmonie de Paris avec... douze formations !

samedi 15 octobre 2016

Tom Harrell @ Village Vanguard, jeudi 13 octobre 2016

Après le concert de Brian Marsella au Stone, je file au Village Vanguard pour le deuxième set du quintet à deux trompettes de Tom Harrell. J'avoue ne pas vraiment connaître la musique de ce dernier, mais les sidemen annoncés ont suscité ma curiosité : on trouve ainsi comme deuxième trompettiste Dave Douglas, mais aussi Charles Altura à la guitare, Ugonna Okegwo à la contrebasse et E.J. Strickland à la batterie. Un quintet à deux trompettes, la formule est originale, et l'on se demande un peu comment ils vont se partager la tâche. Et bien en explorant des registres différents. À Tom Harrell les sonorités les plus douces, un registre plus aigu, plus nocturne. À Dave Douglas les solos solaires, volontiers rutilants et les sons plus graves. Ils alternent les solos, réduisant les expositions en commun du thème au strict minimum.

Le concert commence par des morceaux à l'esprit très cool, marqués par une rythmique qui tire vers la bossa nova. C'est easy listening dans le bon sens du terme, agréable à l'oreille sans pour autant se laisser gagner par la facilité. La musique brille ainsi par la place qu'elle laisse aux solistes. Les deux trompettistes d'abord, puis Charles Altura ensuite, et enfin l'un des deux piliers de la section rythmique en alternance selon les morceaux. Les solos sont relativement courts, ce qui donne une belle dynamique aux morceaux grâce aux passages de relais fréquents entre les membres de l'orchestre. 

La seconde moitié du concert est marquée par des rythmes plus urbains et actuels. Sur deux d'entre eux, par exemple, E.J. Strickland emprunte clairement aux boucles du hip hop, mais en gardant toujours un son cool. Le changement d'ambiance rythmique n'entraîne pas de changement au niveau des solos et de la ligne mélodique en revanche. Et ça fonctionne également très bien ainsi. Classique dans sa formule (thème - solos - thème), accessible par sa clarté mélodique, cette musique est servie par d'excellents interprètes, avec un petit plus pour le batteur, irréprochable de bout en bout, et au jeu le plus varié des cinq ce soir-là.