lundi 15 mai 2006
Guillaume Orti, Olivier Sens & Geoffroy de Masure @ La Fontaine, samedi 13 mai 2006
La Fontaine était loin d'être pleine pour cette expérience qui sort, il est vrai, de l'esthétique générale des concerts habituellement programmés en ce lieu. Le public est devenu encore plus clairsemé à la pause. Nous devions être à peine une vingtaine à suivre le deuxième set. Un peu dommage car, si cette musique est incontestablement exigeante, elle n'en propose pas moins une approche de l'électronique particulièrement intéressante, qui tranche singulièrement avec ce qui se fait habituellement dans le genre. Olivier Sens, par ailleurs éminent contrebassiste, a en effet développé un logiciel qui réagit à ce qui sort des instruments acoustiques, en l'occurence sax alto et trombone samedi soir. S'il se sert également de son ordinateur comme d'une machine à samples destinés - plus traditionnellement - à accompagner le discours du ou des solistes, c'est vraiment par son caractère réactif que sa démarche trouve son originalité. Par ce fait, c'est presque autant Olivier Sens que Guillaume Orti qui joue de l'ordinateur puisque le saxophoniste est obligé de prendre en compte l'effet qu'il aura sur la machine. Pour mieux comprendre la démarche d'Olivier Sens, je vous encourage vivement à lire le passionnant entretien qu'il a accordé à Laurent pour Citizen Jazz.
Mais, au delà de l'aspect intéressant de la démarche, ça sonne comment ? De manière fort variée tout d'abord. Il y a des passages où l'ordinateur agit comme une rythmique (la traditionnelle basse-batterie) réagissant au tempo imprimé par le saxophoniste. A ces moments, on est assez proche du langage jazz classique. A d'autres moments, l'ordinateur retraite plutôt les sonorités du saxophone comme sur la relecture de Miss Ann d'Eric Dolphy au cours de laquelle Guillaume Orti jouait les phrases et attaquait les notes à l'envers et où l'ordinateur restituait cela à l'endroit. Il arrive également que l'ordinateur ait un rôle plus atmosphérique, créant des sortes d'obstacles sonores avec lesquels le saxophoniste doit jouer. Dans tous les cas, la musique demande une bonne dose de concentration, liée qui plus est à la formule du duo qui se résume bien souvent à une sorte de solo pour saxophone trituré. La deuxième partie, avec l'arrivée de Geoffroy de Masure au trombone m'a semblé plus facile à suivre, jouant plus sur le registre du plaisir - avec plus d'éléments auxquels se raccrocher, en droite lignée des développements rythmiques issus de la nébuleuse du Hask, dont les trois musiciens furent d'éminent représentants il y a quelques années. L'étoffement de la formule instrumentale entamé par Guillaume Orti et Olivier Sens lors d'une récente résidence à Bordeaux devrait ainsi leur permettre de mieux subordonner l'expérimentation et la technologie au discours purement musical - ce que cette démarche originale mérite pleinement.
dimanche 14 mai 2006
Big Satan @ Sunset, vendredi 12 mai 2006
Très grand concert du trio Tim Berne/Marc Ducret/Tom Rainey vendredi soir au Sunset. Dix ans après leur concert aux Instants Chavirés documenté par leur premier disque - I think they liked it honey (Winter & Winter, 1996) - ce trio essentiel du jazz contemporain avait droit à une salle plus mainstream. Fallait-il y voir un signe d'affadissement de leur musique ? La réponse a été on ne peut plus claire : certainement pas ; ils sont toujours au centre du jazz le plus créatif, et bien vivant, du moment.
Dans une étuve digne de la forêt tropicale (il faudrait lancer une cotisation pour payer une clim' au Sunset), les trois musiciens ont à mainte reprises atteint le sommet de leur art. Bien que Tim Berne et Marc Ducret, par leurs instruments (sax alto et guitare) et par leur talent de compositeur, soient quasiment naturellement mis en avant, c'est Tom Rainey à la batterie qui a semblé, vendredi, mener le groupe du haut de sa grande classe polyrythmique. Démonstration étonnante de ce qu'on peut faire à l'aide de deux baguettes et de quatre membres. Pas de fioriture ou d'élément un peu exotique chez Rainey, en effet, mais une science des rythmes et des sonorités qu'on peut tirer d'une batterie qui le place parmi les très grands de l'instrument. Il faut le voir - ou en tout cas essayer de le suivre - tenir des rythmiques sur des tempos différents avec chacun de ses membres. Il faut aussi voir comment il tire de la moindre variation dans la tension de ses peaux, des sonorités extrêmement variées qui en font un magnifique coloriste, capable d'allier dans un même mouvement une énergie débouchant sur une sorte de transe entêtante et des subtilités dans le rendu des textures qui donnent à son jeu un caractère très chantant, proche en cela parfois des rythmiques pygmées. Le must du must a été atteint lors du deuxième morceau du deuxième set, où l'on a senti comme une transformation magique de la musique, qui échappait presque aux musiciens et qui semblait avancer toute seule, sur un rythme particulièrement effréné. Ce n'était plus le trio qui était maître de sa musique, mais bien celle-ci qui les possédait. Résultat d'un pacte secret avec Satan (qui fut le chef des chantres, avant d'être déchu, dans la tradition hébraïque) qui expliquerait le nom quelque peu énigmatique du groupe ?
Si Tom Rainey a été l'allumeur de magnifiques mèches, elles n'ont toutefois pu se consumer que grâce à la présence de ces deux grands explorateurs de sonorités singulières que sont Tim Berne et Marc Ducret. L'altiste américain mêle dans son jeu des effluves de la grande tradition afro-américaine - comme des preachings avec des échos de Mingus ou de rhythm'n'blues - et une acidité très downtown, où le rock le plus extrême n'est jamais loin. Mais, si on perçoit de-ci de-là quelques influences, il a surtout développé un langage qui lui est propre, immédiatement identifiable, et qui est la marque des très grands. Marc Ducret a lui aussi un langage singulier - sans doute l'un des plus intéressants à la guitare actuellement - qui transparait dans ses compositions à la poésie toujours très présente, comme si sa guitare récitait des vers plus qu'elle ne produisait des notes. Ce groupe a une formidable particularité, d'ailleurs : celle d'avoir une identité de groupe vraiment forte, et en même temps de permettre d'entendre des compositions de Berne et de Ducret sans que jamais on ne puisse les confondre, en respectant leurs univers respectifs.
Dix ans après leurs débuts en tant qu'entité autonome, l'interaction entre les membres de cet étrange culte sataniste est à son maximum, et pouvoir en être témoin d'aussi près - à quelques centimètres de la batterie pour ma part - donne le sentiment d'assister en direct à la poursuite de la grande aventure entamée il y a un peu plus d'un siècle dans le delta du Mississippi. Je considérais déjà Big Satan - aux côtés des Five Elements et de Masada - comme le groupe le plus important de ces vingt dernières années dans le monde du jazz ; ce concert n'a fait que renforcer ma conviction.
jeudi 11 mai 2006
IXO / Ellery Eskelin, Andrea Parkins, Jim Black, Jessica Constable @ Le Triton, samedi 7 mai 2006
Compte-rendu un peu tardif du concert de samedi dernier au Triton. Il faut dire que ce concert m'a littéralement mis k.o. pendant les quelques jours qui ont suivi : de l'inconvénient de ne pas vouloir rater le passage d'Ellery Eskelin malgré une crève montrant le bout de son nez. Le contre-coup a été rude. Heureusement, musicalement, la soirée fut réussie.
La première partie était l'œuvre du quartet français IXO, composé d'Yvan Robilliard au piano, Elise Dabrowski à la contrebasse et un peu au chant, Alexandre Authelain au sax ténor et à la clarinette basse, et enfin Emiliano Turi à la batterie. J'avais déjà eu l'occasion de voir les deux derniers sur scène en février lors d'un concert de Mop - groupe dont Turi est le batteur et dont Authelain était l'invité ce soir-là. La musique d'IXO se ressent d'un amas d'influences et d'une volonté d'organiser un discours en apparence déconstruit. Le groupe joue ainsi beaucoup, ai-je trouvé, sur la tension entre articulation et désarticulation, en enchainant les passages au déroulé linéaire à ceux basés sur l'accumulation désordonnée des énergies (et vice-versa). Yvan Robilliard, intervenant à la fois au piano et au fender rhodes, souvent avec une main sur chaque, est celui qui m'a fait la plus forte impression dans les changements de directions et de climats qu'il impulsait. Particulièrement vif dans l'expression de ses idées, il est un peu le moteur du groupe. En revanche, le discours d'Emiliano Turi m'avait semblé plus varié et plus subtil au sein de Mop. Samedi dernier, la palette expressive à laquelle il a eu recours m'a semblé moins large, se contentant d'alterner bruissements et explosions quasi binaires. Si j'adhère assez au type de musique proposée, je n'ai en revanche pas eu la sensation d'être véritablement transporté par IXO samedi soir. Mais c'était sans doute aussi dû à mon mal de crâne montant (le fender rhodes me paraissant d'ailleurs beaucoup trop fort !).
La deuxième partie était l'œuvre du fameux trio Eskelin-Parkins-Black, désormais augmenté de la chanteuse british Jessica Constable. C'était la première fois que j'avais l'occasion de voir en concert le trio, même si j'ai déjà croisé la route de Jim Black plus d'une fois. Que dire de ce groupe majeur qui n'a déjà été dit ? La sonorité d'Eskelin au ténor n'a pas vraiment d'équivalent. Il semble en permanence être dans le rôle d'un funambule qui avancerait à la fois avec la force de celui qui croit en ses capacités et les hésitations de celui pour qui le moindre faux pas peut être fatale. Cela donne une musique qui s'exprime à la fois par la puissance du son et par les subtils déséquilibres du discours. Cet aspect un peu brinquebalant est aussi celui sur lequel joue Jim Black, capable qu'il est de marier l'enthousiasme juvénile du rock et l'approche plus parcimonieuse d'un coloriste bruitiste. Andrea Parkins, elle, apporte une autre dimension à la tête de son accordéon, de ses claviers, de ses pédales et de ses samplers. Elle instaure un climat un peu inquiétant, proche d'une sorte d'illbient urbain, où l'accordéon semble tout droit sorti d'une fin de bal populaire fantomatique qui aurait particulièrement mal tourné. Toute l'identité sonore de ce groupe se trouve là, dans ce jeu de contrastes où se mêlent les fantômes du jazz, du rock, des musiques électroniques et de quelques folklores populaires plus ou moins obscurs. L'arrivée de Jessica Constable dans le groupe accentue peut-être la dimension climatique - jusqu'à présent essentiellement servie par Andrea Parkins - car la chanteuse joue plus sur les effets vocaux - qu'elle modifie constamment à l'aide d'un petit boîtier - que sur le discours articulé. Sa voix, qui n'a pas une ampleur extraordinaire, fait penser à une toile monochrome sur laquelle ne serait perceptible que de très subtiles variations, liées par exemple au changement de direction des poils du pinceau. L'aspect quasi statique de ses interventions accentue le caractère particulièrement fantomatique, et comme en équilibre instable, de la musique du trio. Comme si Eskelin cherchait de plus en plus à figurer musicalement une explosante fixe chère aux surréalistes. J'aurai bien aimé être plus en forme pour profiter à plein de la musique proposée, mais je crois que j'ai quand même bien fait de ne pas renoncer au concert, et ce malgré les conséquences... En espérant les revoir ultérieurement dans un contexte plus favorable.
dimanche 30 avril 2006
François Merville Quartet / David Patrois Quintet @ Radio France, samedi 29 avril 2006
Je ne vais pas assez souvent aux enregistrements publics de France Musique. Il y a pourtant régulièrement, que ce soit pour A l'improviste ou pour Jazz sur le vif, des concerts extrêmement stimulants pour des prix plus que modiques (5€ les samedis après-midi, gratuit le lundi soir). J'y étais tout de même hier pour un hommage du quartette de François Merville à Hermeto Pascoal suivi d'un concert du quintette du vibraphoniste David Patrois.
Le premier groupe proposait une réunion intéressante de musiciens que j'apprécie particulièrement : François Merville, entendu auprès notamment de Louis Sclavis ou Bojan Z, à la batterie, le monomaniaque baby-boomer campagnard Christophe Monniot aux saxophones baryton, alto et sopranino et Gilles Coronado à la guitare. Le quartette était complété par Nicolas Le Moullec, que je ne connaissais pas, à la basse électrique. L'hommage au musicien brésilien abordait plus les expérimentations électriques à la Miles (avec qui Pascoal a joué en 1970) que la jungle fantasmagorique aux accents nordestins développée par ce-même Pascoal. Il faut dire que l'univers musical de l'albinos à la barbe fleurie est véritablement protéiforme. Ainsi, si Christophe Monniot n'hésitait pas de temps à autre à glisser une inflexion typiquement brésilienne au sopranino ou au baryton, l'essentiel de la musique proposée se situait dans la continuité du jazz électrique des early 70s, avec évidemment des éléments plus contemporains, fruits des parcours résolument ancrés dans les musiques actuelles des différents protagonistes de ce groupe. Chaque musicien se trouvait à la tête d'une multitude de pédales d'effets, de claviers aux sons trafiqués et de machines électroniques leur permettant de faire émerger un jazz mutant, tour à tour inquiétant et ludique, qui les situait finalement beaucoup plus dans la descendance de Pascoal que s'ils avaient juste cherché à retranscrire l'univers "brésilien" du compositeur. La rondeur profondément groovante de la basse de Le Moullec couplée aux hachures stressantes de Coronado débouchait sur une sonorité vraiment intéressante, douce amère, entre confort et malaise. Une sorte d'illbient-jazz qui évoquait le caractère inquiétant d'une mégalopole tropicale incontrôlable comme peut l'être, par exemple, Sao Paulo. Monniot apportait lui le zest de fantaisie hors cadre qu'on trouve aussi chez Pascoal, pour qui jouer du verre ou du cochon est aussi naturel que du piano ou de l'accordéon. Enfin, le leader donnait la couleur principale aux morceaux qui se succédaient : parfois particulièrement violents, presque rock, à d'autres moments beaucoup plus dans les bruissements et les susurrements, comme pour reproduire les gazouillis plus ou moins facilement identifiables de la jungle amazonienne. Au total, cela donnait un très bel hommage à la personnalité musicale d'Hermeto Pascoal.
La deuxième partie proposait un groupe qui m'était quasiment inconnu. Seul le nom de Sébastien Llado, au trombone et aux conques marines, m'évoquait quelque chose. J'y allais avec moins d'envie que pour le premier concert du fait de la présence d'un vibraphoniste (instrument avec lequel j'ai du mal) comme leader. Mais, pourtant, ce fut très bon également , dans un style moins expérimental néanmoins. David Patrois ne jouait d'ailleurs pas que du vibraphone, mais aussi du marimba, dont je préfère la sonorité. Il était accompagné, outre Llado, par Jean-Charles Richard aux saxophones baryton et soprano, Pierre Durand à la guitare et Luc Isenmann à la batterie, tous excellents interprètes. La musique jouée avait parfois des accents africains et se situait dans un univers assez proche de ce qu'a pu développer Henri Texier avec des groupes comme l'Azur Quintet ou le Strada Sextet. Autrement dit, mélodique, énergique et qui donne facilement la banane. Les sidemen de Patrois ne se faisaient pas prier pour prendre des solos endiablés enthousiasmants. A tel point que parfois, je dois dire, j'en oubliais presque la présence du vibraphone - ou l'occultait inconsciemment - ce qui accentuait le plaisir. En sortant du studio 108 de la Maison de la Radio on entendait les spectateurs siffler ou chantonner certains des airs du concert, signe d'une certaine réussite. Des musiciens dont il faudra tenter de repérer les noms de-ci de-là à l'avenir en tout cas.
mardi 25 avril 2006
Alexandra Grimal @ La Fontaine, vendredi 21 avril 2006
Vendredi dernier, à La Fontaine, je suis allé écouter et voir la saxophoniste Alexandra Grimal qui se produisait pour l'occasion en quartet avec Erik Vermeulen au piano, Eric Surmenian à la contrebasse et un batteur prénommé Frédéric, mais dont je n'ai pas compris le nom [edit : Frédéric Jeanne me souffle Jazzques]. La Fontaine n'était pas excessivement pleine, pour une fois : j'ai même réussi à avoir une place assise ! Alexandra Grimal, 25 ans au compteur, est une habituée du lieu, mais ce n'était que la première fois que je l'entendais. Et pour le dire en toute simplicité : c'était bien.
Elle n'a joué, ce soir-là, que du soprano. En deux sets riches, elle a toutefois réussi à proposer un répertoire divers, prolongeant parfois la voie tracée sur l'instrument par Wayne Shorter, en s'aventurant sur des terrains plus éclatés à l'occasion, notamment au cours du second set. Quelques jours après, la deuxième partie du concert reste ainsi la plus vive dans ma mémoire. Certainement grâce à une alliance originale de points de repère bien identifiables (Naima, Crepuscule with Nellie) et de jeu sur les textures plus proches du free, comme lors du formidable dernier morceau du concert. Il faut dire que l'interprétation de Naima fut un véritable bijou, avec sans aucun doute l'une des plus belles versions qu'il m'ait été donné d'entendre depuis celles de JC. Eric Surmenian a commencé le morceau en faisant gronder sa contrebasse à l'aide de l'archet, pour installer un climat inquiétant, un brin solennel, et préparer le terrain à la profondeur du chant d'Alexandra au soprano. Avant l'entrée en piste de la saxophoniste, le contrebassiste a été rejoint par le pianiste au jeu puisant autant dans les accords pénétrants de McCoy Tyner que dans les avalanches dissonantes d'un Cecil Taylor. Quant au batteur, il agitait avec sobriété quelques chapelets de percussions, avant de frapper ses toms à l'aide de mailloches pour produire un son étouffé qui semblait ancré dans les champs de coton du sud américain. Sur ce tapis rythmique puissant et respirant le blues, Alexandra a donc littéralement fasciné l'auditoire, et moi le premier, grâce à une profondeur émotionnelle qui m'a procuré des frissons pendant toute la durée du morceau. Et ce n'est pas une image. La réussite absolue du morceau s'est entendue jusque dans le silence qui l'a prolongé pendant quelques instants, avant que le public ne reprenne ses esprits et n'applaudisse chaleureusement les musiciens. On a coutume de dire que le silence qui suit du Mozart est encore du Mozart, et bien on pourrait facilement paraphraser ce joli cliché au sujet d'Alexandra. Et que dire de la version délicieusement claudicante - grâce notamment à un excellent Erik Vermeulen - de Crepuscule with Nellie qui a suivi ? Ou encore du morceau final, rapidement évoqué plus haut, avec les musiciens qui jouaient sur les textures, sur les sonorités particulières de leurs instruments, plutôt que sur la production de notes et d'un discours articulé ? Tout cela était vraiment très bon !
Quant au premier set - pour en parler rapidement - il était un peu plus mainstream, plus attaché au swing et au discours mélodique du saxophone ou du piano, mais proposait néanmoins lui aussi son lot de belles choses, notamment dans les passages enlevés au cours desquels Alexandra fait des merveilles (comme sur le troisième ou le dernier morceaux du set).